samedi 10 août 2013

Ce mal si puissant qu'est la haine de son semblable


Une identité subie

Je suis belge, d'origine rwandaise, africaine et surtout noire. Cette couleur est la première chose que vous allez de remarquer chez moi. En me regardant, la seule certitude qu'on peut avoir, c'est que je suis noire. J'apprécie cette couleur. Mais je n'en suis pas fière. Je suis telle que je suis, je n'ai rien fait pour naître ainsi mais j'ai appris à aimer et à embrasser ma situation.

Une culture partagée

J'ai des amis de toutes les couleurs mais pour être honnête, je m'entends particulièrement bien avec ceux qui partagent mon identité négroïde. Je n'ai aucun problème avec les autres ethnies mais lorsqu'on partage la même culture, on se comprend mieux. Dans mon cas, cette culture est plutôt versatile. Elle est en fait un melting pot de plusieurs éléments qui ont construit la personne que je suis aujourd'hui.
Alors quand je tombe sur des gens qui me ressemblent à bien des niveaux, il est normal que le courant passe tout de suite.

Une rivalité amère
Malheureusement, dans la diaspora africaine, il y a pas mal de choses qui viennent court-circuité la bonne entente qui devrait planer. Combien de fois j'ai entendu certains croire que une ethnie était supérieure à l'autre. Qu'on le dise sérieusement ou pas, ce genre de pensée entraîne des atrocités comme au celles qu'a connu le Rwanda en 94. Pourquoi j'entends des gens dire que dans tel pays, les femmes sont plus belles? Ou que dans tel pays, les gens sont bêtes? Les causes de cette mésentente peuvent être diverses : des rivalités, des guerres qui se passent loin mais qui se répercutent ici... Pas mal de chose qui en réalité n'ont pas lieu d'être mais qui se taillent quand même la part belle.C'est ainsi que l'on se retrouve avec des idées reçues, des mythes, du nationalisme exacerbé. Toutes des choses qui n'ont aucun sens à partir du moment où l'on comprend que les frontières africaines sont très relatives. Je ne vais pas refaire un cours d'histoire mais je veux juste ouvrir les yeux à ces gens qui se pensent supérieur. Ou qui ont tendance à médire sur leurs frères. Les terres africaines ont souvent subi l'adage du "diviser pour mieux régner". Alors qu'on sait tous que l'union fait la force. Bien que l'on ne puisse pas changer le passé, on peut construire le futur en respectant le bel héritage reçu de nos ancêtres.

dimanche 28 avril 2013

De l'art de détester son corps...

On vit dans un monde étrange. A l'ère où 90 % des femmes se disent complexées, le culte de l'amour propre est à son apogée. Les réseaux sociaux font de la promotion de soi-même un métier à temps plein. On se montre sous son plus beau jour et une bonne partie de vos amis aiment et commentent vos photos. Pourtant, les gens se sont rarement sentis aussi mal dans leur peau.


Sur Instagram, on suit les moindres mouvements de Kim K. et de sa grossesse épaisse pour se rassurer. Sur Tumblr, on suit les thinspiration ou les blogs de fitness. Mais au lieu de vraiment se bouger, on reste affamée devant le pc et absorbée par tant de beauté.


On trouve injuste de regarder les filles des Anges de la télé-réalité ingurgiter du Nutella sans jamais prendre un gramme. On envisage la chirurgie : implants mammaires, anneau gastrique ou autre?
Bref, notre corps est un champ de bataille dans lequel l'industrie alimentaire et les firmes consuméristes risquent de gagner la guerre.
Au plus on complexe, au plus on est tentée d'acheter : maquillages, abonnement fitness, extensions... Mais au moment où votre carte bleue sera gonflée à bloc, le prochain clip de Beyoncé va débarquer et vous faire perdre le moral.

Alors, arrêtons de complexer. Prenons soin de ce que l'on a sans se plaindre, sans grimacer et gardons une image positive de notre corps.

Aimons-nous ! 

mardi 23 avril 2013

Revue littéraire : éloge du silence pendant l'amour

Bonjour les poulettes !

Il est rare que je parle roman sur ce blog mais aujourd'hui je voulais faire une exception. Plus jeune, je passais mon temps et ma vie à lire Je n'avais rien du mieux à faire : j'étais boutonneuse et complexée, je ne pouvais pas sortir (Si tu avais des parents paranos, tape des mains ! Clap clap !) et je n'avais pas encore découvert les joies du streaming. Tout cela me permettait dévorer plus de 10 livres par an. Aujourd'hui, ma vie a changé. J'ai fort heureusement une vie sociale et un programme de cours & de stage bien rempli. J'ai délaissé mes bouquins et j'ai tendance à ne faire des piqûres de rappel que pendant l'été. Ce week-end, j'ai fouillé dans ma bibliothèque et j'ai trouvé mon bonheur.



Je ne connaissais pas l'auteure mais j'ai trouvé le titre du bouquin marrant. Et bien qu'il ne faut pas juger un livre par sa couverture, celle-ci est particulièrement jolie. Je vous résume le livre rapidement.
C'est l'histoire d'une trentenaire, maman de trois enfants qui se fait larguer par son mari le jour de Noel. "Il est parti avec mon cœur dans sa minable valise, pleine de mon minable passé avec lui, quelques caleçons et trois chemises dont une repassée par mes soins. "
Un été où ses enfants sont chez leur papa, elle rencontre Antoine. Elle le rencontre lors d'une soirée disco et décide de passer la nuit avec lui avant même de connaitre son nom. Ils vivent une aventure de vacances sans engagement, sans promesse avec simplement la certitude de passer un bel été. De retour de vacances, la jeune femme retrouve sa vie de maman avec quelques passages furtifs d'Antoine. Sans s'en rendre compte, elle s'attache à lui et doit remettre en question toutes ses certitudes.

L'auteure navigue entre le blog et la revue psychologique. C'est une histoire vraie, un peu autobiographique, un peu romancée mais jamais kitch. Elle aborde le rapport qu'a la femme avec ses envies, ses obligations. Elle s'interroge et se questionne sur le bien fondé des histoires d'amour. Elle est drôle, elle a la plume facile et elle arrive même à me laisser perplexe. C'est un roman qui se lit confortablement et rapidement. Peut-être même trop rapidement.