dimanche 13 octobre 2013

Let's discover Barcelona

 Début septembre, je suis allée à la découverte de cette ville. J'avais envie de connaître Barcelone depuis longtemps et je n'ai pas hésité lorsque l'occasion s'est présentée. C'est la ville parfaite pour les touristes : à mi-chemin entre cité balnéaire et grosse métropole, Barcelone a tout pour plaire. Moins chaud que le sud de l'Espagne, la ville plaira à ceux qui ne viennent pas pour que pour se dorer la pilule.



 On a trouvé notre résidence sur le site web Housetrip. C'est un peu flippant parce que l'on est obligé de payer tous les frais avant de voir l'appartement. Mais pour le coup, on a rien regretter. Par rapport à un hôtel ou même à une auberge de jeunesse, les prix sont dérisoires. Je pense que ça vaut vraiment le coup de jeter un oeuil aux offres du site.





 Les transports en commun à Barça sont vraiment top ! Un métro toutes les 2 minutes et on se débrouille très bien pour faire le tour de la ville. Venant moi-même d'une grande ville, il m'est inconcevable de ne pas pouvoir me déplacer à n'importe quelle heure de la journée. Et même la nuit, la ville dispose d'un bon réseau de transport.




Durant tout mon voyage, je n'ai vu que des drapeaux catalan dans les rues et sur les balcons. On sent la montée du régionalisme encore plus à Barcelone qu'en Flandres. ( Je vis moi-même en Belgique)

Au Carrefour, il y a un véritable spectacle de cuisine ! Une démonstration de cuisine japonaise ou thai en même temps que l'on fait ses courses, c'est sympa.
Par contre, j'ai pu constaté qu'il y avait toujours des manifestations devant les grands magasins Carrefour. Les employés se plaignent de leurs conditions de travail et ne supporte pas les politiques du géant de l'agro-alimentaire.
Devant le Lidl par contre, il y avait des personnes qui récoltaient les courses que l'on voulait bien leur donner. Au vu des prix pratiqués, on voit bien que l'Espagne est en crise ( bien que la Catalogne le soit beaucoup bien). Je ne vois pas comment il est possible de vivre avec des salaires aussi bas, dans une région où les prix sont les mêmes qu'en Europe du nord.



Le marché de la Boquería

C'est vraiment the place to be à Barcelone. C'est un marché qui nous explose les sens. Il y a plein de choses à goûter, à tester, à observer... Ce serait dommage de passer dans cette ville sans y aller.







Je ne suis restée à Barcelone que 4 jours. Et c'est loin d'être assez pour découvrir tout ce que nous réserve la ville. L'architecture moderne de la Catalogne est à couper le souffle. 





 La Sagrada de Familia


Des lieux qui rappellent que les arabes sont passés par là...
Plein de jolies ruelles où se perdre...







 Pas de voyage en Espagne sans paella... :)




Et voilà les quelques souvenirs que je vous ai ramenés de ce voyage. J'espère que ça vous a donné envie de voir cette ville parce qu'elle en vaut vraiment la peine.

samedi 10 août 2013

Ce mal si puissant qu'est la haine de son semblable


Une identité subie

Je suis belge, d'origine rwandaise, africaine et surtout noire. Cette couleur est la première chose que vous allez de remarquer chez moi. En me regardant, la seule certitude qu'on peut avoir, c'est que je suis noire. J'apprécie cette couleur. Mais je n'en suis pas fière. Je suis telle que je suis, je n'ai rien fait pour naître ainsi mais j'ai appris à aimer et à embrasser ma situation.

Une culture partagée

J'ai des amis de toutes les couleurs mais pour être honnête, je m'entends particulièrement bien avec ceux qui partagent mon identité négroïde. Je n'ai aucun problème avec les autres ethnies mais lorsqu'on partage la même culture, on se comprend mieux. Dans mon cas, cette culture est plutôt versatile. Elle est en fait un melting pot de plusieurs éléments qui ont construit la personne que je suis aujourd'hui.
Alors quand je tombe sur des gens qui me ressemblent à bien des niveaux, il est normal que le courant passe tout de suite.

Une rivalité amère
Malheureusement, dans la diaspora africaine, il y a pas mal de choses qui viennent court-circuité la bonne entente qui devrait planer. Combien de fois j'ai entendu certains croire que une ethnie était supérieure à l'autre. Qu'on le dise sérieusement ou pas, ce genre de pensée entraîne des atrocités comme au celles qu'a connu le Rwanda en 94. Pourquoi j'entends des gens dire que dans tel pays, les femmes sont plus belles? Ou que dans tel pays, les gens sont bêtes? Les causes de cette mésentente peuvent être diverses : des rivalités, des guerres qui se passent loin mais qui se répercutent ici... Pas mal de chose qui en réalité n'ont pas lieu d'être mais qui se taillent quand même la part belle.C'est ainsi que l'on se retrouve avec des idées reçues, des mythes, du nationalisme exacerbé. Toutes des choses qui n'ont aucun sens à partir du moment où l'on comprend que les frontières africaines sont très relatives. Je ne vais pas refaire un cours d'histoire mais je veux juste ouvrir les yeux à ces gens qui se pensent supérieur. Ou qui ont tendance à médire sur leurs frères. Les terres africaines ont souvent subi l'adage du "diviser pour mieux régner". Alors qu'on sait tous que l'union fait la force. Bien que l'on ne puisse pas changer le passé, on peut construire le futur en respectant le bel héritage reçu de nos ancêtres.

dimanche 28 avril 2013

De l'art de détester son corps...

On vit dans un monde étrange. A l'ère où 90 % des femmes se disent complexées, le culte de l'amour propre est à son apogée. Les réseaux sociaux font de la promotion de soi-même un métier à temps plein. On se montre sous son plus beau jour et une bonne partie de vos amis aiment et commentent vos photos. Pourtant, les gens se sont rarement sentis aussi mal dans leur peau.


Sur Instagram, on suit les moindres mouvements de Kim K. et de sa grossesse épaisse pour se rassurer. Sur Tumblr, on suit les thinspiration ou les blogs de fitness. Mais au lieu de vraiment se bouger, on reste affamée devant le pc et absorbée par tant de beauté.


On trouve injuste de regarder les filles des Anges de la télé-réalité ingurgiter du Nutella sans jamais prendre un gramme. On envisage la chirurgie : implants mammaires, anneau gastrique ou autre?
Bref, notre corps est un champ de bataille dans lequel l'industrie alimentaire et les firmes consuméristes risquent de gagner la guerre.
Au plus on complexe, au plus on est tentée d'acheter : maquillages, abonnement fitness, extensions... Mais au moment où votre carte bleue sera gonflée à bloc, le prochain clip de Beyoncé va débarquer et vous faire perdre le moral.

Alors, arrêtons de complexer. Prenons soin de ce que l'on a sans se plaindre, sans grimacer et gardons une image positive de notre corps.

Aimons-nous ! 

mardi 23 avril 2013

Revue littéraire : éloge du silence pendant l'amour

Bonjour les poulettes !

Il est rare que je parle roman sur ce blog mais aujourd'hui je voulais faire une exception. Plus jeune, je passais mon temps et ma vie à lire Je n'avais rien du mieux à faire : j'étais boutonneuse et complexée, je ne pouvais pas sortir (Si tu avais des parents paranos, tape des mains ! Clap clap !) et je n'avais pas encore découvert les joies du streaming. Tout cela me permettait dévorer plus de 10 livres par an. Aujourd'hui, ma vie a changé. J'ai fort heureusement une vie sociale et un programme de cours & de stage bien rempli. J'ai délaissé mes bouquins et j'ai tendance à ne faire des piqûres de rappel que pendant l'été. Ce week-end, j'ai fouillé dans ma bibliothèque et j'ai trouvé mon bonheur.



Je ne connaissais pas l'auteure mais j'ai trouvé le titre du bouquin marrant. Et bien qu'il ne faut pas juger un livre par sa couverture, celle-ci est particulièrement jolie. Je vous résume le livre rapidement.
C'est l'histoire d'une trentenaire, maman de trois enfants qui se fait larguer par son mari le jour de Noel. "Il est parti avec mon cœur dans sa minable valise, pleine de mon minable passé avec lui, quelques caleçons et trois chemises dont une repassée par mes soins. "
Un été où ses enfants sont chez leur papa, elle rencontre Antoine. Elle le rencontre lors d'une soirée disco et décide de passer la nuit avec lui avant même de connaitre son nom. Ils vivent une aventure de vacances sans engagement, sans promesse avec simplement la certitude de passer un bel été. De retour de vacances, la jeune femme retrouve sa vie de maman avec quelques passages furtifs d'Antoine. Sans s'en rendre compte, elle s'attache à lui et doit remettre en question toutes ses certitudes.

L'auteure navigue entre le blog et la revue psychologique. C'est une histoire vraie, un peu autobiographique, un peu romancée mais jamais kitch. Elle aborde le rapport qu'a la femme avec ses envies, ses obligations. Elle s'interroge et se questionne sur le bien fondé des histoires d'amour. Elle est drôle, elle a la plume facile et elle arrive même à me laisser perplexe. C'est un roman qui se lit confortablement et rapidement. Peut-être même trop rapidement.

dimanche 10 mars 2013

Thai Wok- Chicken Cottage- Paparazzi

 Si vous êtes du genre indécise et incapable de choisir un resto, filez à la gare du midi et découvrez ces trois restos qui n'en forment en réalité, qu'un seul. Vous recevrez trois cartes : une italienne, une asiatique et une carte de grillades. C'est bon, c'est beau, c'est parfait. L'accueil est sympathique et vous pouvez même apporter votre propre gateau si vous fêtez un anniversaire. Que demander de plus?







Infos pratiques: 
Avevue Stalingrad 116
1000 Bruxelles
0486 10 91 85

lundi 4 mars 2013

Le féminisme et l'éthique du care

Si il y a bien une croyance partagée positive que subissent les femmes, c'est celle de leur capacité à faire preuve de sollicitude. Contrairement aux hommes, dès le plus jeune âge, elles prennent soin de leurs poupées, cuisinent.... Tandis que leurs homologues masculins sont très vite poussés vers les jeux de guerres ou de voiture à grande vitesse. Très loin, donc, des valeurs du «care » imposées à la femme dès le plus jeune âge. Cette philosophie venue du monde anglo-saxon qui pourrait se traduire par « le soin », « la sollicitude » ou « l’attention aux autres »… remet en question la perspective des choses. «L'activité est chez nous associé au masculin, le féminin étant considéré comme passif. (...) Ce qui demeure, c'est que partout, les valeurs attribuées au féminin sont dénigrées par rapport aux hommes. » En associant les actions habituellement réservées aux femmes à des actions positives et importantes dans la société, on sort du cliché sexiste. Si passer l’aspirateur, s’occuper de son conjoint ou de ses enfants est considéré comme étant les valeurs primordiales de notre société, les rapports de force vont changer et s’équilibrer.


Le care, un déni du féminisme ?
Ce n'est pas un déni du féminisme mais bien « une nouvelle vague féministe venue des États-Unis qui renverse cet égalitarisme et revendique la supériorité des valeurs morales féminines. » Le féminisme quant à lui est une « pensée qui cherche à améliorer le statut des femmes dans la société ayant une tradition basé sur l'inégalité des sexes. » Ici, la politique du care n'impose pas à la femme de devenir l'égal de l'homme en se battant pour avoir le même statut que lui (économiquement parlant). Au contraire, le but est de valoriser les fonctions dîtes plutôt féminines. C'est une modification radicale du mode de pensée occidentale. Tout est à repenser. Dans ce type de société, le capitalisme, les crises, les traders... ne pourraient plus exister. Un footballeur gagnant plus qu'un enseignant ? Impossible ! Reste à voir si cette utopie est réalisable...